Bancarisation des bourses des étudiants : L'Étape finale chez ECOBANK"
À une centaine de mètres du bâtiment, les étudiants forment une longue file indienne. Cette fois-ci, ce n'est pas pour un repas devant les restaurants ni dans l'enceinte de l'université, mais devant le siège d'ECOBANK. Ce dernier, situé à quelques pas de l'université sur la route de Ouakam, est le partenaire de l'État dans la mise en place d'un système de bancarisation des bourses étudiantes lancé depuis 2008 et qui entre dans sa dernière phase de concrétisation.
Sous le soleil brûlant de 11 heures du matin, le maître mot qui domine les esprits est la patience, mêlée aux suspicions de certains qui s'interrogent sur la véracité de l'information selon laquelle il serait possible de retirer sa carte bancaire sans avoir déposé au préalable son dossier d'ouverture de compte. D'après leurs informations, cette étape préalable est déjà gérée par l'État. Ce qui est inhabituel et remarquable dans cette atmosphère, c'est le respect des règles de file d'attente par les étudiants. Pas moins d'une quinzaine de vigiles sont déployés pour maintenir l'ordre. Comme on dit, "chassez le naturel, il revient au galop" : deux étudiantes tentent de s'éclipser dans la file déjà formée, mais leur manœuvre est de courte durée car elles sont aussitôt reprises par les vigiles.
Après une demi-heure de patience, l'accès aux locaux du siège de la banque est enfin permis. À l'abri du soleil, quatre rangées de bancs sont disposées où les gens attendent comme dans une salle d'embarquement, guettant leur tour pour avoir accès aux tentes de fortune érigées pour les distributeurs de cartes. Après une attente supplémentaire d'une trentaine de minutes, les groupes repartent par ordre d'arrivée vers l'espoir d'une nouvelle ère : l'assurance de percevoir leur bourse à temps, sans devoir affronter les bousculades épuisantes et préjudiciables devant les guichets. Ainsi, une répartition selon les noms de famille s'organise et presque tout le monde se retrouve avec une carte bancaire à la main.
Reste à espérer que voir son compte bancaire alimenté à la fin de chaque mois ne soit pas une illusion.
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