Malick Diagne «JE SUIS UN PEU DECU PAR LE DISCOURS DU MINISTRE MATA SY DIALLO ET DU DIRECTEUR DES ICS» Suite
Oui ca fait plus d’une année que la CIDEL est née. Et en
termes d’acquis, il y a effectivement des évolutions. En effet, l’objectif
majeur qu’était la clarification des relations et la création d’un climat
d’apaisement avec les ICS, a avancé d’un grand pas et l’association y a joué un
rôle considérable. Aujourd’hui le fait
est qu’il y a un esprit de dialogue qui prévaut. Et sans le dialogue aucune
relation ne peut s’établir. D’autant plus que les populations et les ICS sont
obligées de vivre ensemble. Donc on peut se réjouir de la situation. Il y a la
promesse de la construction d’un forage qui va alimenter Darou et Mboro. Sur
l’éducation, elles avaient décidé d’apporte leur aide pour les collèges de
Mboro et Darou Khoudoss. Cette année, l’aide sera consacrée au lycée de Taïba
Ndiaye et l’école de Méouane, nous ont- elles promises. Il y a aussi une
subvention à hauteur de 06 (six) millions déjà accordée aux étudiants de la
localité. Une ambulance était offerte à Méouane et pour cette année, il y a des
promesses pour les autres localités (Taïba Ndiaye, Darou et Mboro).
En dehors de la défense des intérêts des populations
vis-à-vis des entreprises locaux, la CIDEL a-t-elle d’autres objectifs ?
Effectivement ! Aujourd’hui ce qui fait partie de nos
soucis majeurs, c’est de sortir des carcans des relations des populations avec
les ICS. Etant une association de développement local nous devons mener des
actions concrètes sur ce domaine. Nous sommes entrain de travailler sur un
nouveau concept consistant, sur un forum de développement local. Sur une semaine ou un weekend end nous allons
cibler une localité pour des projets partenariat au profit des populations. En
synergie avec des ONG ou des organisations internationales nous allons faire
des animations, des conférences sur des points liés à la Zone. On envisage
aussi des actions concrètes avec par exemples, des visites médicales gratuites.
Le concept n’est pas encore terminé mais les différentes commissions
travaillent dessus. Par ces initiatives nous voulons peser sur le développement
local.
Comment appréciez-vous la situation sociale au niveau de la
localité ?
On a constaté que maintenant la localité est devenue
un cadre de dialogue. Cette situation, je crois qu’on le doit en partie à la
CIDEL qui est là pour jour le rôle de catalyseur et de tremplin entre les
différents acteurs de la localité. Même si les frustrations sont toujours là, on
peut dire qu’il y a moins de tracasseries vis-à-vis des employés comme des
agriculteurs des cuvettes. Bref, il y a un climat d’apaisement. Par contre, il
faut que je lance un appel aux jeunes pour qu’ils puissent être les artisans
d’un nouveau leadership local.

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