ALÉ LO, PRÉSIDENT DE L’ANCR : UN AVENIR POLITIQUE FLOU.
Pourquoi avez-vous brandi la menace de quitter le PDS pour ensuite revenir sur votre décision ?
Avant a confection des listes des députés dans la perspectives des élections législatives, les élus locaux étaient un peu frustrés par rapport au traitement dont ils faisaient l’objet au sein du PDS. Au niveau du staff, on n’avait pas de répondant. On ne quittait pas le PDS, mais il nous fallait créer une liste parallèle. Le président nous avait promis une bonne place dans les listes. Mais à la sortie de ces listes majoritaire et proportionnelle, on s’est aperçu qu’on n’était pas en bonne position. On pense encore une fois que les présidents de communautés rurales (PCR) ont été laissés en rade. Le président Wade nous a demandé de l’accompagner tout au moins jusqu’aux prochaines élections sénatoriales.
Peut-on s’attendre à ce que vous rejoignez le président Macky ?
En politique on ne dit jamais jamais, mais pour l’instant nous restons au PDS. Nous sommes en train de préparer les prochaines échéances sénatoriales. Et nous allons travailler dans le mouvement ARE/Sénégal (Alliance rurale pour l’Emergence du Sénégal), et nous allons essayer de réunir le maximum de PCR.
Seriez-vous candidat aux prochaines élections locales ?
Ma candidature aux prochaines élections locales, je ne saurais l’affirmer parce qu’il faut déjà penser à la relève. Je souhaite même que les jeunes puissent s’investir. J’ai fait 5 mandats en tant que PCR. Le moment n’est-il pas venu de penser à la relève ? Il faut que les jeunes s’organisent et s’impliquent dans la politique. 2014 je pense qu’il sera très facile de conduire Taïba Ndiaye parce que l’essentiel aura été fait. C’est véritablement mon souhait.
Pourtant certains pensent le contraire. Ils disent que vous éliminez tous les jeunes qui montrent des potentialités en politique.
Ce n’est pas vrai. La preuve, je suis resté avec toutes les équipes avec qui j’ai travaillé depuis le début. Ce sont de fausses déclarations. Je souhaite que les jeunes s’impliquent et éventuellement prennent la relève.
Pour les deux précédentes élections, on vous a battu dans votre communauté rurale où vous gagniez d'habitude. Comment l'expliquez-vous ?
Je pense que les résultats des précédentes élections renvoient à un phénomène national. Donc ma localité n’a pas dérogé à la règle. A regarder de près, je me console de dire qu'au premier tour de la présidentielle, j’ai gagné par rapport aux autres partis comme Rewmi. Pour le deuxième tour, il a fallu l’union de tous pour me battre. Pour les législatives, n’eut été la défection à 5 jours des élections de mon premier vice-président au niveau local, on allait combler le gap dans certains centres de vote. D’ailleurs, il a essayé de se justifier en m’appelant pour me dire que sa bonne foi n’est pas à mettre en doute. Mais je peux vous dire qu’il n’a pas été fidèle. Que cette défection soit une trahison ou une erreur d’appréciation du champ politique, l’avenir nous le dira.
Etes-vous satisfait de votre bilan des 5 mandats à la tête de la communauté rurale ?
Oui effectivement je suis entièrement satisfait du bilan de ma présidence de la communauté rurale de Taïba Ndiaye. Parce que même si tous les objectifs n’ont pas été atteints, la localité est en tête de peleton des communautés rurales.
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