Malick Diagne «JE SUIS UN PEU DECU PAR LE DISCOURS DU MINISTRE MATA SY DIALLO ET DU DIRECTEUR DES ICS»
Depuis quelques années, la
cohabitation des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) avec les localités
gravitant autour d’elle font l’objet de contre verses et de contestations.
Cette situation avait conduit à la naissance d’une Cellule d’Initiative pour le
Développement Local (CIDEL). Après plus
d’un an d’existence de la CIDEL, Malick Diagne professeur de
Philosophie, son coordonnateur, revient
sur les objectifs et le bilan des acquis ainsi que sur la récente visite du
ministre Mata Sy Diallo.
EN tant que structure œuvrant pour le respect des droits des populations dans leurs relations avec les entreprises locaux, quel est la position de la cellule sur le licenciement de ses 41 employés ?
Pouvez-vous nous dire ce qui est à l’origine de la CIDEL, ainsi que ses objectifs ?
Je ne vais pas prendre cette question de façon isoler, parce que depuis le début nous travaillons sur une vision d’assemble. Si on se rappelle bien au niveau de la CIDEL, notre première démarche, c’était de produire un manifeste. Dans ce document, on interpellait les ICS comme les autorités locales sur une dizaine de point. Parmi eux, on peut citer, le nombre pléthorique d’employés indiens au détriment des populations locales ; gestion des questions foncières ; les questions de l’eau et enfin les licenciements qu’on à traité d’abusifs et on continu de le faire. Sur ce derniers point on avait associes dans les négociations les administrateurs de l’usine et les plus hautes autorités de l’Etat à savoir le ministre Abdoulaye Baldé (ex ministre de l’industrie et des mines). Mais, ils ont brandi l’argument de troubles venant de personnes biens identifiés. Ce qui ne nous a pas empêché de négocier la réintégration. Cela était difficile mais finalement les autorités de l’entreprise ont opté pour le dédommagement. Mais on n’est pas toujours d’accord sur la manière dont ils veulent traiter cette question. Et puisse qu’ils étaient en procès, on ne pouvait pas s’immisce dans l’affaire. Mais pour autant on ne restera pas les bras croisés.
Pouvez-vous nous dire ce qui est à l’origine de la CIDEL, ainsi que ses objectifs ?
La CIDEL (Cellule d’Initiative pour
le Développement Local) est née d’un constat de vide dans la gestion des rapports houleux entre les ICS et les populations des différentes localités autour
d’elles. A savoir 3 communautés rurales (Taïba
Ndiaye, Méouane et Darou Khoudoss) et la communes de Mboro. Ces collectivités ont
comme trait d’union les ICS. Et avec ce dernier, nous avons constatés des
scissions et surtout avec les jeunes. Le point de départ de ce mouvement est le
licenciement, considéré comme abusif, de 41 employés des ICS. Ainsi, fort de ce
constat et sur l’interpellation de la population, les jeunes cadres se sont
levés pour faire face à cette situation très douloureuse. Les ICS font parties des dispositifs sociaux
économiques de la zone. Donc nos premières actions consistaient à
l’éclaircissement des relations avec les ICS. Mais il ne faut pas perdre de vu
que la CIDEL c’est aussi une association de développement locale. Alors, on n’avait
nullement l’intention de se focaliser uniquement sur les ICS.
Dernièrement, Mata Sy Diallo ministre
du commerce de l’industrie et de l’artisanat a effectué une visite de travail
aux ICS. Que vous inspire son discours ?
Pour la visite du ministre, j’ai
entendu les réactions. Mais je suis un peu déçu par rapport aux discours, qu’il soit du ministre comme du
directeur Alassane Diallo. Si vous entendez bien, ils ont parlé de
recapitalisation, d’implication du secteur prive, d’épongement de la dette etc.
mais rien par rapport à la population. C’est une visite dans laquelle les
populations semblaient être exclues. Hors, elles sont les premières concernées
par l’activité économique. Et pas une fois, je n’ai entendu le ministre parler
de la question environnementale, de situations sociales, économiques des
populations. Aujourd’hui il est inadmissible qu’on parle de santé financière
sans accorder, n’est ne serait ce qu’un minimum de considération à la
population. Quoique l’on puisse dire se sont leurs terres qu’on a expropriées.
Donc on n’a pas beaucoup apprécié le déroulement de la dernière sortie
officielle. Suite..suite...

Commentaires
Enregistrer un commentaire